Exposition « Les traversĂ©es d’Anita Conti » — entre documentaire et poĂ©sie
En tant que compagnie de navigation, Seine Avenue est férue de bateaux, d’univers nautiques, d’affaires historiques et aquatiques. Depuis qu’elle est associée à Quai de la Photo où se trouve sa marina, Seine Avenue s’intéresse aussi davantage à la photographie. Alors comment ne pas y proposer un évènement photo à caractère nautique !? À l’occasion des 15 ans que fête l’entreprise cette année, l’équipe a souhaité porter le commissariat d’une exposition à Quai de la Photo qui fasse écho aux bateaux qui y sont amarrés.
C’est ainsi que « Les Traversées d’Anita Conti — entre documentaire et poésie » a eu lieu, du 5 mai au 7 juin derniers, avec le concours de plusieurs partenaires et interlocuteurs. Retour en images et en anecdotes sur le vernissage et la réalisation de cet évènement consacré à l’œuvre de la Dame de la Mer, que la compagnie a été heureuse d’offrir au public pendant un mois.

Il existe des œuvres qui documentent le monde, et d’autres qui le rêvent.
Les travaux d’Anita Conti se situent à la rencontre de ces deux approches. Première femme océanographe française, elle observe, photographie et écrit toute sa vie, nourrie par une expérience directe et prolongée de la mer. Les longues traversées aux côtés des marins au travail, dans des conditions souvent difficiles, forgent sa pratique et sa pensée. Elle transmet la puissance de ces expériences dans ses récits d’expédition, mais aussi dans ses poèmes, récemment publiés (Anita Conti, poète, océanographe, Les Carnets du Dessert de Lune, 2025).
De même, ses photographies révèlent un regard documentaire à la fois aiguisé et sensible. Avec attention et délicatesse, elle suit les hommes, la vie à bord, l’horizon, offrant un témoignage unique du monde maritime du XXe siècle. L’exposition propose de découvrir la poésie de l’œuvre d’une femme d’exception, en naviguant à travers une trentaine de ses photographies, mises en regard avec ses poèmes.

EntrĂ©e de l’exposition © CĂ©lia Lebarbey / Anita Conti dĂ©veloppant ses films dans la cambuse Ă filets du chalutier Terre-Neuvas Vikings, photographe inconnu.
TraversĂ©es maritimes, traversĂ©es photographiques et poĂ©tiques…
La vision du monde singulière d’Anita Conti tient notamment Ă la navigation, comme d’autres la doivent Ă la marche : une manière d’ĂŞtre en mouvement, fluctuante, qui engage une relation sensible au monde, et plus particulièrement Ă la mer. Ses photographies enregistrent autant qu’elles rĂ©vèlent une façon unique de regarder, portĂ©e par une acuitĂ© Ă la fois intense et dĂ©licate. Ses poèmes, quant Ă eux, ne se dĂ©tachent jamais complètement de l’expĂ©rience concrète : ils en prolongent les gestes, la solitude, les rĂŞveries, et la mĂ©moire du corps. RĂ©unissant photographies et poèmes, l’exposition propose une lecture renouvelĂ©e de l’univers de l’ocĂ©anographe, pour qui observer, Ă©crire et photographier procèdent d’un mĂŞme Ă©lan. L’horizon formĂ© par les images trace une ligne, Ă la manière d’un cap maintenu, qui permet aux mots de se dĂ©ployer, de circuler, de nous entraĂ®ner plus loin.
J’irai sur la route enchantĂ©e
Rieuse Ă pleines dents,
ou lasse et mi-crevée.
J’irai quand mĂŞme
Les yeux ouverts en grand,
le front levé
Puisque jamais ne sommes gardés
Que par nous-mĂŞme…
J’irai, rieuse Ă pleines dents
ou pâle et mi crevée
Et puis luttant et m’Ă©puisant,
et puis finie, rongée, mangée
Dissoute et emportée
Balancée à jamais
dans tes bras sans visage
Océan
années 1950-1960

Visiteurs dans la cale de Quai de la Photo devant les photos et extraits de poèmes d’Anita Conti © Marion Briffod.
L’association libre de fragments poĂ©tiques et d’images restitue une pensĂ©e qui avance par vagues, par touches successives, plutĂ´t que selon une dĂ©monstration linĂ©aire. Rien ici n’est explicatif ; tout repose sur des Ă©chos, des correspondances, des rĂ©sonances. Le dialogue entre ces deux formes invite ainsi Ă parcourir l’Ĺ“uvre d’Anita Conti comme on progresse sur l’eau : selon des lignes de force, des mouvements parfois imprĂ©visibles, des glissements sensibles. Cet Ă©cho Ă la navigation, dans les manières d’ĂŞtre et d’agir, prend tout son sens au sein d’un bateau dĂ©diĂ© Ă la photographie. L’exposition propose de partager l’attitude Ă la fois dynamique et dĂ©licate d’Anita Conti face au monde aquatique, un milieu vivant, Ă©galement habitĂ© par les humains et leurs mĂ©tiers. Ici, l’image n’illustre pas le texte, pas plus que le poème ne lĂ©gende la photographie. C’est dans l’Ă©cart entre les deux que quelque chose advient : un espace oĂą chacun peut se situer, voguer et rĂŞver.

Quelques unes des photos d’Anita Conti prises dans les annĂ©es 1930 et 1950, sur les quelques 40 000 qu’elle lĂ©gua avec ses archives Ă la ville de Lorient © Marion Briffod.
Arthur François, co-directeur d’exploitation de Seine Avenue, et Marion Briffod, photographe et curatrice indépendante, ont assuré le commissariat de cette exposition, avec l’assistance de Célia Lebarbey, chargée de communication de Seine Avenue. L’exposition a été rendue possible par l’autorisation et le soutien de Laurent Girault-Conti, fils adoptif et ayant droit d’Anita Conti, ainsi qu’avec la complicité du musée de Fécamp (76) : les Pêcheries. Cette institution publique normande a en effet prêté une partie des tirages photographiques exposés. Nous tenons donc à lui exprimer notre gratitude, et plus particulièrement à Mme Nadège Sébille-Santiago, adjointe au directeur et chargée des collections, pour sa disponibilité et son accueil.

Marion réceptionnant les tirages photos dans les réserves des collections du musée de Fécamp © Célia Lebarbey.

Les PĂŞcheries, musĂ©e de FĂ©camp, et l’un des bassins du port de FĂ©camp © CĂ©lia Lebarbey.
Nous avons par ailleurs eu l’honneur de partager le vernissage de l’exposition, le 7 mai 2026, avec Jacques Rougerie, architecte, académicien et océanographe. Ami d’Anita Conti, c’est sur sa péniche parisienne qu’en janvier 1986 elle rencontre Laurent Girault-Conti, qui vient d’illustrer la couverture du livre Les Enfants du capitaine Nemo, d’Hugo Verlomme et Jacques Rougerie. C’est en effet à l’occasion du cocktail de lancement du livre que l’architecte de la mer les présente, leur passion commune pour l’océan et les arts les réunissant. Jacques nous a ravi de sa présence, son enthousiasme et ses anecdotes à propos de cette pionnière, dans le sillage de qui il s’inscrit, lui aussi à sa manière.

Jacques Rougerie avec Philippe Fournier, prĂ©sident de Seine Avenue, devant le portrait d’Anita Conti © Marion Briffod.
Enfin, à l’occasion de la journée mondiale de l’Océan et dans le cadre du programme culturel “Parcours Océan”, nous avons eu le plaisir d’accueillir Laurent Girault-Conti à bord de notre bateau Zéro de Conduite pour une lecture publique. Au cours d’une navigation dans le centre de Paris, une douzaine de participants ont pu davantage découvrir la poésie d’Anita Conti, interprétée par celui qui partagea les douze dernières années de sa vie.
Au fil des ans et au fil de l’eau, l’on voit défiler de nombreuses péniches sur la Seine. Ou plutôt, si l’on veut être précis, des automoteurs. Et parfois leurs noms, leurs devises résonnent avec nous, nous renvoient à l’histoire ou nous font sourire.
Plus qu’on ne le pense.
Les devises des bateaux ont toujours Ă©tĂ© un sujet particulier, avec des normes qui Ă©voluent, mais aussi des permanences. Naturellement, on regarde d’abord du cĂ´tĂ© de la mer, c’est lĂ que se trouve gĂ©nĂ©ralement les bateaux dont nous avons entendu le nom en premier. Par exemple dans la Marine Nationale – auparavant de la Marine Royale, on retrouvera souvent des valeurs ou “vertus” gĂ©nĂ©ralement guerrières (Vaillant, IntrĂ©pide, TĂ©mĂ©raire…), des figures mythologiques (Amphitrite, Neptune, ThĂ©sĂ©e…), voire durant la RĂ©volution les nouveaux idĂ©aux (Droit de l’Homme, LibertĂ©, RĂ©volutionnaire…).
Souvent, aussi, on va reprendre le nom d’un navire précédent. Par exemple, on va ainsi trouver 9 différents Redoutable ou 6 Jeanne d’Arc dans la marine française. Ces répétitions sont également valables dans la marine marchande, chez les chalutiers et ainsi de suite. Anita Conti fut une pionnière de l’océanographie française, et on retrouve donc des Anita Conti dans plusieurs ports de France, et y compris à Paris.

Mais petit Ă petit, les temps ont changĂ©, les conventions se sont allĂ©gĂ©es. Et pour les navires de commerce, elles furent toujours un peu moins strictes. A tel point que l’on croise aujourd’hui des unitĂ©s dont la devise est empreinte de fantaisie, ou bien sera un clin d’Ĺ“il humoristique tout autant qu’une rĂ©fĂ©rence.
Il y a donc des bateaux nommés d’après d’autres bateaux, mais avec bien plus de liberté. On rencontre par exemple le Mayflower, en référence au navire transportant les pionniers de la colonisation britannique en Nouvelle-Angleterre. Ou le Titanic, que l’on aura pas besoin de présenter. Il y a également le Pen Duick, un 38 mètres nommé d’après le premier bateau d’Eric Tabarly, dessiné par William Fife, ou le Bounty, du nom du vaisseau anglais à bord duquel eut lieu cette si fameuse mutinerie, en 1789.

© crédits photo : Elo / Yan sur Vagus Vagrant pour Mayflower, Arthur François pour Pen Duick et Titanic
Dans une autre catégorie, c’est plutôt la culture (y compris la pop culture) qui va transparaître. On retrouve donc le binôme automoteur + barge Hasta la vista / Baby, en référence à la réplique d’Arnold Schwarzenegger dans Terminator 2, ou Bohemian / Rhapsody, qui reprend le nom de la chanson de Queen. Dans la rubrique “cinéma”, il y a également le Bullit, d’un fameux polar avec Steve McQueen, et qui reprend même la police et des éléments graphiques du film. Moins pop et plutôt surprenant, il y avait le Delvaux, nommé d’après le peintre surréaliste Paul Delvaux.

Et parfois cela vire au plus que trivial, puisque l’ancienne devise du Bohemian / Rhapsody était Mac / Ouille.
Difficile de faire plus imagé…

image de couverture : L’automoteur de commerce AC-DC montant au pont Sully – © crĂ©dit photo : Louis-Paul Dalmasso
La semaine des Saints de glace passée et Lugano de retour d’hivernage, la saison 2026 est désormais bel et bien lancée !
Une saison guidée par la bonne humeur, le professionnalisme et la passion du fleuve des équipages, qui promettent une expérience chaleureuse de Paris, quelque soit la météo. Cette année, l’équipe de Seine Avenue se consolide et s’étoffe davantage. Une équipe soudée, dont beaucoup de ses membres travaillent ensemble depuis plusieurs années, et souvent avec plusieurs casquettes.
On ne prĂ©sente plus Philippe, le fondateur et directeur de Seine Avenue ; Yoan et Arthur, les deux co-directeurs d’exploitation et Ă©galement capitaines ; ni Xavier, le directeur technique et lui aussi capitaine ; Gauthier, le responsable commercial ; ou encore Martin, l’administrateur de l’entreprise… Un retour en images sur l’histoire de la compagnie retracera prochainement l’aventure de ces six associĂ©s. Seine Avenue fĂŞte en effet ses 15 ans cette annĂ©e !
Une équipe soudée et étoffée pour la BELLe saison
Ă€ leurs cĂ´tĂ©s, les capitaines Nils, Arthur B., Jules, Diego et Laura pilotent la flotte peu banale de Seine Avenue et reçoivent les passagers, tout en assurant une navigation agrĂ©able et sĂ»re dans le trafic de la Seine. Les chefs de bord Balthazar (Ă©galement assistant commercial) et Rosa (aussi assistante d’exploitation), ainsi que les matelotes et matelots se chargent de l’accueil Ă bord : Charles (qui est aussi rĂ©gisseur croisières), Anna, Paul, Virginie, Antoine, LĂ©a, Romain, Nina… sont toutes et tous formĂ©s Ă la qualitĂ© de service, Ă la sĂ©curitĂ© en navigation et Ă l’histoire de Paris.
Davantage dans l’ombre, Eloïse se charge des relations clients. Avec Gauthier, ce sont eux qui planifient nos croisières d’exception sur la Seine. Ils sont épaulés par Célia, qui gère également la communication de Seine Avenue. Enfin, Marion — photographe, partage tout au long de l’année ses images et interviews. Visibles notamment sur ce site, elles valorisent l’activité de la compagnie mais aussi le milieu fluvial.
Cette belle équipe met tout son savoir-faire en œuvre pour offrir des moments de rêve sur la Seine. Murano, Lugano, Farö, et Kaïros sont également tous en service pour une expérience inoubliable !
Retour d’hivernage pour tous les bateaux
La saison basse qui s’achève est toujours un temps de chantier pour la compagnie. Ces bateaux de collection nĂ©cessitent en effet beaucoup d’entretien.
Cet hiver, Murano s’est refait une beauté et arbore un pont au vernis entièrement rénové. La partie immergée de sa coque a été repeinte par nos partenaires de Canot Classique. De même, Farö a vu sa coque repeinte à l’automne dernier. Sa robe blanche est ainsi toujours immaculée pour la saison 2026. En complément, toutes ses superstructures en bois ont été revernies en début d’année.
Pour toujours plus de confort Ă bord, des plaids en drap de laine rĂ©alisĂ©s Ă la main par Elsa Falières, Ă©quipent dĂ©sormais tous nos bateaux. Seine Avenue a en effet Ă cĹ“ur de proposer un accueil chaleureux en toute circonstance. Et nous aimons pour cela solliciter un savoir-faire soignĂ©, dans l’esprit de la compagnie.
Nos bateaux sont toujours visibles Ă Quai de la Photo. Notre marina se trouve en effet au sein de ce lieu d’exposition dĂ©diĂ© Ă la photographie.
N’hésitez pas à venir le découvrir, admirer les bateaux et échanger avec des membres de l’équipe !

© crédit photo : Marion Briffod
À l’occasion de l’exposition The Beat Goes On! présentée à Quai de la Photo, nous avons rencontré le photographe Bill Bernstein lors d’une croisière sur la Seine. Figure incontournable de la scène new-yorkaise des années 1970 et 1980, il est connu pour ses images emblématiques de la vie nocturne, notamment au Studio 54 et au Paradise Garage. À travers son regard, Bernstein a su capturer l’énergie brute, la liberté et l’effervescence d’une époque où musique, danse et image ne faisaient qu’un.
Nous avons profité de cet instant partagé avec Bill Bernstein à bord de Farö pour l’interroger sur son rapport à la navigation et sur ces moments suspendus qui continuent de nourrir et de faire vibrer son travail aujourd’hui.
New York est façonnée par l’eau, le fleuve Hudson, l’East River, le port. Ces voies d’eau font-elles écho à des voyages que vous avez faits auparavant en bateau ou sur des rivières ailleurs dans le monde ?
New York m’a toujours semblé être une ville portée par l’eau. Bien avant d’en comprendre l’histoire ou d’en photographier la vie nocturne, l’eau faisait déjà partie de ma manière d’apprendre à regarder le monde.
Quand j’étais enfant, mon père a acheté un bateau. Certains week-ends, nous remontions et descendions l’Hudson en famille. Ces moments m’ont profondément marqué, la lenteur du mouvement, la lumière changeante, la façon dont la ville s’adoucissait dès que l’on s’éloignait du rivage. Depuis l’eau, New York apparaissait autrement : moins dure, plus énigmatique, presque cinématographique.
Je crois que ces premières traversées m’ont appris l’essentiel, observer plutôt que se précipiter, être attentif à l’atmosphère, aux reflets, aux nuances. L’Hudson n’était pas simplement un décor, c’était un cadre en mouvement, en transformation constante, à l’image même de la photographie.


© Bill Bernstein
Plus tard, lorsque j’ai voyagé par bateau ou le long de fleuves dans d’autres régions du monde en traversant des ports, en passant d’île en île, ou en suivant des cours d’eau inconnus, cette sensation revenait toujours. Celle d’être en transition. Entre deux destinations. À observer le monde à une certaine distance.
Oui, les voies d’eau de New York résonnent profondément en moi. Elles relient la ville non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps à l’enfance, à la famille, et à ces premiers instants où j’ai compris que ce sont les trajets, plus que les destinations, qui façonnent notre regard.
Beaucoup de vos photographies naissent de la proximité — être proche des personnes, proche des gestes. À New York, où la distance et la vitesse dominent, comment parvenez-vous à créer cette proximité ?
Pour moi, la proximité n’a jamais été seulement une question de distance physique — c’est une question de permission.
New York est rapide, bruyante, en mouvement constant. Les gens s’y protègent par la vitesse. J’ai donc compris très tôt que, si l’on veut atteindre une forme d’intimité dans un tel environnement, on ne peut pas la forcer. Il faut la mériter.
Lorsque je photographiais dans des clubs comme le Studio 54 ou le Paradise Garage, je ne faisais pas que passer avec un appareil photo. Je revenais, nuit après nuit. Les gens ont commencé à me reconnaître. Je n’étais plus un étranger à la recherche d’images, je faisais partie du décor. À partir de ce moment-là , l’appareil photo a cessé d’être une barrière pour presque disparaître.
C’est alors que les gestes se révèlent : un regard, une main posée sur une épaule, un moment de relâchement. Ces choses n’apparaissent que lorsque les gens se sentent suffisamment en confiance pour oublier qu’ils sont observés.
Je pense que la proximité naît de la présence. D’écouter plus que de parler. De rester assez longtemps pour que la mise en scène s’efface. Dans une ville obsédée par la vitesse, j’ai ralenti et c’est là que la proximité est apparue. Ces photographies ne parlent pas de proximité physique. Elles parlent de proximité émotionnelle.

© Bill Bernstein
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© crédit photo : Marion Briffod
L’exposition « The Beat Goes on! » est à découvrir à Quai de la Photo jusqu’au 24 avril 2026.
Depuis 1927, Maison Kaspia Réceptions est une institution parisienne, reconnue pour son élégance et son art de recevoir. Avec pour fondation Caviar Kaspia, la Maison s’est imposée comme un traiteur d’exception grâce à un sourcing rigoureux et un savoir-faire maîtrisé.
Chez Seine Avenue, nous avons le privilège de collaborer avec Kaspia pour accompagner vos croisières et rendre chaque expérience à bord mémorable, fruit d’une alliance entre notre exigence et leur expertise gastronomique.
L’équipe de Seine Avenue s’est rendue dans les locaux de la Maison Kaspia Réceptions, où sont préparés les plateaux qui accompagnent vos moments sur la Seine. À travers quelques photos, nous vous invitons à découvrir leur savoir-faire et les coulisses de cette collaboration.


Entourés de leurs ingrédients, les chefs nous rappellent que les menus imaginés par Kaspia évoluent au fil des saisons. Inspirées par le rythme de la nature et la fraîcheur des produits disponibles, leurs créations garantissent une découverte gastronomique unique à chaque traversée.

Sur leur poste de travail, on découvre du poivre de sapin aux nuances boisées et subtilement résineuses, ou encore du pollen délicatement floral. Ces accords raffinés témoignent d’une approche contemporaine et maîtrisée de l’art de recevoir, fidèle à l’exigence et à la sensibilité qui définissent l’identité de la Maison Kaspia Réceptions.




La précommande s’effectue au moment de la réservation. Notre équipe commerciale se tient à votre disposition pour vous accompagner et répondre à toutes vos envies. N’hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis d’échanger avec vous et de vous conseiller.
© crédit photo : Marion Briffod
Né à l’occasion de l’Urban Films Festival et de l’exposition “Urban Photo” présentée à Quai de la Photo, The Furies est un collectif musical éphémère formé par trois figures de la scène parisienne : David Hachour aux machines, Alexandre Destrez aux claviers et Edmundo Carneiro aux percussions. Ensemble, ils explorent un territoire sonore où se croisent jazz rock, funk, hip-hop et musiques électroniques. Inspirés par la street culture et l’héritage cinématographique des années 80, les trois artistes revisitent sept bandes originales cultes dans des versions réinventées, mêlant énergie, tension et liberté.
Nous avons rencontré The Furies à bord de Farö pour parler de leur rapport à la navigation, à la créativité et de cette traversée musicale qui relie leur univers à la fois aux rues et aux fleuves.
La navigation ou l’idée du fleuve évoque-t-elle pour vous des souvenirs particuliers liés à votre parcours musical ?
Alex : Oui, bien sĂ»r ! La pĂ©niche Concorde Atlantique… J’y ai Ă©tĂ© DJ rĂ©sident pendant une saison (les soirĂ©es DelaHouse), un vĂ©ritable temple de la musique Ă©lectronique dans les annĂ©es 2000. Elle ne naviguait pas, mais nous Ă©tions tous dans la cale, la ligne d’eau passant juste Ă hauteur des hublots — effet garanti ! Les pĂ©pites de house music nous emmenaient jusqu’au bout de la nuit, et la magie de la scène faisait le reste…
Si vous deviez associer un mot, un son ou une image à la Seine aujourd’hui, lequel choisiriez-vous ?
Le trio : Les Gangs of New York défilant chacun sur leur bateau !
Dans votre parcours, y a-t-il un fleuve, une mer, un voyage sur l’eau qui vous a marqué ?
David : La mer des Caraïbes, sans hésiter. Elle me rappelle mon tout premier DJ set à l’étranger, un moment magique. Nous avions organisé une rave party avec l’instigateur des soirées de Mozinor Nord, à leur apogée. Cette année-là , en Guadeloupe, nous nous étions retrouvés dans un entrepôt militaire abandonné, ravagé par les cyclones, juste en face d’une baie à couper le souffle. Au lever du soleil, on se sentait comme des tortues sortant de l’eau, témoins d’un des plus beaux spectacles que j’ai jamais vus.
Alex : Il se trouve que j’ai vécu sur une péniche, une Freycinet, amarrée au sud de Paris, dans laquelle j’avais installé mon home-studio. Le fleuve, la navigation fluviale… tout cela m’évoque énormément de souvenirs. C’est d’ailleurs durant cette période que j’ai composé tous les thèmes du projet electro-jazz Rive Gauche — plusieurs EPs et un album, Au Tabou, sorti en 2020 — en collaboration avec David à la production et Edmundo aux percussions. J’y ai également écrit mes premiers morceaux de piano solo : la quiétude du lieu et le fil de l’eau m’inspiraient une musique plus introspective et contemplative.
Si votre musique était un bateau sur la Seine, à quel quai accosterait-elle ? Plutôt rive gauche ou rive droite ?
Le trio : C’est une question délicate, car nous portons plusieurs projets. Rive gauche est évidemment très… Rive Gauche, avec son ancrage jazz et son héritage historique. The Furies, en revanche, est plus pop électronique 80’s — définitivement rive droite !
Votre parcours artistique semble fait d’escales : scènes, collaborations, lieux emblématiques. Quelle escale a le plus marqué votre traversée musicale ?
Alex : Pour moi, sans hésitation : le Japon. Une expérience incroyable, hors du temps.
Les concerts en bord de Seine ont souvent une atmosphère particulière, presque cinématographique. Qu’est-ce que la nuit sur l’eau évoque pour vous : liberté, mystère, apaisement ?
Le trio : Certainement la libertĂ©. Dans un cadre comme Paris, qui peut parfois sembler Ă©touffant, les bords de Seine restent une Ă©chappatoire magique – un souffle, un espace de respiration et d’imagination.


© crédit photo : Marion Briffod
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L’exposition « Urban photo – 50 ans d’esthĂ©tiques urbaines » est Ă dĂ©couvrir Ă Quai de la Photo jusqu’au 18 dĂ©cembre 2025.



37 traits d’union entre deux rives, qui retiennent parfois les Ă®les de suivre le courant et de se jeter dans la mer avec la Seine. Ils ont souvent des pieds dans l’eau, bottes de sept lieux qui rĂ©sistent Ă un courant sans fin. Quand on s’arrĂŞte devant leurs piles, on voit ces proues immobiles, fendre pourtant les flots comme pour revenir Ă la source.
Chaque pont visible aujourd’hui a son histoire, bien sĂ»r, mais certains mĂ©ritent qu’on s’y attarde un peu.
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Episode 1 : Le Pont Neuf
Le pont Neuf est le plus ancien de tous les ponts de Paris visibles aujourd’hui. D’autres plus anciens que lui, en bois, ont disparus. D’autres encore, construits après lui, ont aussi Ă©tĂ© dĂ©truits, remplacĂ©s.
CommencĂ© sous Henri III en 1578, il sera achevĂ© en 1607, sous Henri IV, dont la statue Ă©questre, d’inspiration antique est installĂ©e entre les deux parties du pont. Elle a Ă©tĂ© fondue Ă la RĂ©volution et restaurĂ©e… sous la Restauration.
Il a résisté au temps et ne montre aucun signe de faiblesse. Ses fondations sont en bois, comme celles de Notre Dame ou de Venise, faites de forêts de pieux enfoncés dans le lit de la Seine.
L’ensemble qu’il forme avec la place Dauphine (du dauphin, le futur Louis XIII) constitue l’un des premiers projets d’amĂ©nagement urbain Ă Paris.

Giuseppe Canella – La CitĂ© et le Pont-Neuf, vus du quai du Louvre, 1832 (MusĂ©e Carnavalet)
Il était neuf, ce pont, non pas de sa toute rĂ©cente construction, ce qui Ă©tait le cas de tous les ponts construits au dĂ©but de leur carrière, mais neuf de sa nouveautĂ©, de sa modernitĂ©. Il était le premier Ă ĂŞtre construit en pierre, depuis longtemps ; le premier Ă ĂŞtre dotĂ© de trottoirs, pour y cheminer en sĂ©curité et à l’abri des souillures de la chaussĂ©e carrossable ; le premier Ă ne pas ĂŞtre couvert de maisons. Il y eu bien des Ă©choppes au dessus de chaque pile, comme les Ă©chauguettes d’un château fort, mais de loin en loin et sans Ă©tage.

Boutique sur le Pont-Neuf en 1848, d’après une gravure de Martial – 1848
Sous ces Ă©choppes, il y avait des rĂ©serves, des caves, nichĂ©es dans l’Ă©paisseur des piles et reliĂ©es entre elles par un souterrain, sous le tablier du pont.
Les alvĂ©oles qui surplombent la Seine, dĂ©barrassĂ©es au XIXème siècle des Ă©choppes qui les occupaient, sont aujourd’hui parmi les plus beaux bancs publiques de Paris. Adolescent, c’Ă©tait une des destinations favorites de mes excursions Ă vĂ©lo ou Ă mobylette. Je m’y installais des heures, en surplomb au dessus de la Seine, lisant, contemplant au soleil.

Et puisque j’en suis aux souvenirs personnels, j’ai beaucoup aimĂ© l’emballage du pont par Christo et Jeanne-Claude, en 1985. Je rĂ©visai alors mon examen de passage en deuxième annĂ©e d’architecture. Mon Ă©cole était toute proche, rive gauche. Les escaliers qui descendent au square du Vert Galant avait aussi Ă©tĂ© tapissĂ©s de toile ; les sons de la ville y Ă©taient Ă©touffĂ©s. Assis sur les marches, j’avais trouvĂ© lĂ un lieu pour me concentrer, ce qui Ă©tait prĂ©cieux pour moi.

Sur le massif mur de soutènement qui contient cet escalier, en contrebas, Ă l’aval, on peut lire sur une petite plaque que Jacques de Molay, dernier Grand maĂ®tre de l’Ordre du Temple, a Ă©tĂ© brĂ»lĂ© ici en mars 1314. Le bĂ»cher aurait en fait sans doute Ă©tĂ© quelque part sous l’actuelle place Dauphine…

On ne sait pas ce que furent ses dernières paroles, Ă l’adresse du Pape ClĂ©ment et du roi Philippe (IV, dit le Bel), mais Maurice Druont dans Les Rois Maudits le met en scène maudissant ses bourreaux avec ces mots :Â
« Pape ClĂ©ment ! Chevalier Guillaume ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite Ă Â comparaĂ®tre devant le tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste châtiment. Maudits ! Maudits ! Soyez tous maudits jusqu’à  la treizième gĂ©nĂ©ration de vos races ! » …

Les mascarons du Pont Neuf
Avec les mascarons du Pont, la pompe de la Samaritaine, le barrage-Ă©cluse de la Monnaie, et sans doute bien d’autre curiositĂ©s, cette extrĂ©mitĂ© de l’île de la CitĂ©, ce berceau flottant de Paris est un lieu dense, toujours Ă la pointe… Est-ce une proue, une poupe ? Tout dĂ©pend du point de vue.

Vue du Pont Neuf et de la pompe de la Samaritaine Ă Paris en 1743 – Hyacinthe de la Peigne – musĂ©e des Beaux-Arts de Vienne
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L’article est Ă©crit par Philippe FourniĂ©
Il y a tout juste un an, 85 bateaux ont transporté près de 6 800 athlètes sur six kilomètres, entre le pont d’Austerlitz et le pont d’Iéna, transformant la Seine en théâtre à ciel ouvert pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.
Ce moment restera gravé dans notre mémoire car parmi la flotte professionnelle mobilisée, Murano, Farö et Kaïros ont eu l’honneur de prendre part à cette traversée, guidés avec fierté par des membres de l’équipe Seine Avenue.
Murano et Farö ont d’ailleurs Ă©tĂ© classĂ©s parmi les cinq plus beaux du dĂ©filĂ© par le New York Times, ainsi que par le magazine GQ (Lire l’article).
Murano, ambassadeur du Bhoutan
Murano a accueilli à son bord la délégation du Bhoutan, le « pays du bonheur ». Les athlètes étaient drapés de leurs habits traditionnels dont les couleurs se mariaient parfaitement avec les tons du bois de Murano. Un heureux hasard !

Farö & les Îles Caïmans
Farö a pour sa part eu l’honneur de transporter la délégation olympique des Îles Caïmans lors de la cérémonie d’ouverture. Alors que la pluie s’invitait elle aussi à la fête, les athlètes ont sorti des parapluies transparents qui donnèrent une allure un peu moins classique au bateau.

Il y avait derrière la magie de la cérémonie une préparation millimétrée. Pendant des semaines, nos équipages se sont prêtés à de nombreux entraînements sur la Seine, en répétant les parcours, les trajectoires, les manœuvres à respecter à la seconde près. Le défilé, diffusé en direct dans le monde entier, imposait une allure rigoureusement chronométrée, orchestrée avec une extrême précision.

Et à bord ? De l’eau plein les chaussures, des chemises devenues translucides, une pression intense qui retombe progressivement une fois les athlètes débarqués… mais surtout, la fierté d’avoir fait partie de cette aventure.

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À l’occasion de son exposition Naturalia – Les Chroniques de ruines contemporaines présentée sur la terrasse de Quai de la Photo, nous avons proposé au photographe spécialisé en urbex de prolonger l’expérience autrement.
Nous l’avons embarqué pour une excursion souterraine dans les entrailles du canal Saint-Martin, à bord de notre bateau Zéro de Conduite. Une façon de découvrir Paris sous un autre angle, dans un espace habituellement invisible.
Cette traversée faisait écho à son travail : des endroits figés dans le temps, où la nature revient peu à peu. Avec cette photographie, JONK prolonge son travail autour des espaces délaissés où le vivant refait surface. Une invitation à porter un regard neuf sur nos paysages urbains, à écouter ce que les lieux ont à nous dire.

© crédit photo : JONK
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L’exposition « Naturalia – Chroniques des ruines contemporaines » est Ă dĂ©couvrir du 1 mai au 19 octobre 2025 sur la terrasse de Quai de la Photo.

Jonk (Jonathan Jimenez) est un photographe autodidacte français spécialisé dans l’exploration urbaine. Il parcourt le monde pour documenter des lieux abandonnés où la nature reprend ses droits, mêlant esthétique, écologie et mémoire. Il a exploré plus de 1 500 sites dans 50 pays, et publie des ouvrages remarqués comme Naturalia ou Baïkonour, ce dernier issu d’une expédition clandestine dans une base spatiale soviétique. Son travail est exposé à l’international et salué par des médias comme National Geographic ou Wired. Il interroge avec poésie la place de l’homme face au temps et à la nature.
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À l’occasion de l’exposition consacrée à la photographie malienne actuellement visible à Quai de la Photo, la photographe, académicienne et grande voyageuse Françoise Huguier, également initiatrice de la Biennale de Bamako, est montée à bord de Murano pour un voyage symbolique sur la Seine. Connue pour ses récits visuels aux confins du monde, elle est revenue sur son rapport intime aux fleuves, à la navigation, à la création et à la mémoire. Cette traversée est devenue un moment privilégié d’échange et de réflexion autour de son univers artistique et de l’importance du voyage dans son approche photographique.
La navigation ou l’idée du fleuve évoque-t-elle pour vous des souvenirs particuliers liés à vos voyages ?
Le premier fleuve qui m’évoque toute une histoire de vie, c’est le Mékong, en 1950 au Cambodge, quand j’étais prisonnière des vietminh à l’âge de 8 ans. Pour arriver au camp dans une forêt vierge, ils nous ont emmenés en pirogue de Kompong-Tiam à Kratié.
Et en 1980, j’ai eu la chance d’avoir un visa pour la Birmanie. J’ai circulé en bateau sur l’Irrawaddy, de Mandalay à Pagan, grand site archéologique bouddhique, avec de nombreux monastères, pagodes et temples. A toutes les escales, assez longues, j’ai pu photographier les petits ports.
Le Mali, tout comme d’autres lieux que vous avez parcourus, est souvent traversĂ© par des fleuves. Cette proximitĂ© de l’eau a-t-elle influencĂ© votre manière de voir ou de photographier ?
Au Mali coule le fleuve Niger… Les photos de Malick Sidibé, qu’il a faites sur les baigneurs au bord du Niger, notamment les femmes en maillot de bains et même nues, m’ont donné l’idée de prendre le bateau à Koulikoro qui est le port de Bamako, et d’aller jusqu’à Tombouctou. Ce qui m’a beaucoup inspirée, c’est avant Mopti et toute la région Peul, où les habitants venaient dans l’eau pour nous proposer des fruits et des légumes. J’ai pu ainsi photographier les gens de très près. A Tombouctou, je savais qu’il y avait des hippopotames dans le Niger, alors j’ai pris une pirogue pour aller les photographier. Malheureusement, les hippopotames dans l’eau, on ne voit que deux petites oreilles. Mais par chance, de l’autre côté du fleuve, est passé un troupeau de dromadaires, j’ai mitraillé et le dernier dromadaire est passé juste au moment où le piroguier bozo baissait la tête. Là j’ai appuyé sur le déclencheur. Et cette photo, où tout se passe à gauche, est devenue une photo iconique.

« Le pêcheur bozo, Tombouctou, 1988 ». Couverture de l’ouvrage de Françoise Huguier, « Sur les traces de l’Afrique fantôme » (éd. Maeght, 1990).© Françoise Huguier
Comment envisagez-vous le lien entre déplacement, observation et création dans votre travail ?
Avant de me déplacer, je lis beaucoup — L’Afrique fantôme, sur les traces de Michel Leiris, ou sur la Sibérie polaire pour Kommunalka. Lire, ça me donne des idées. Parfois, sur place, ça ne correspond pas du tout au texte que j’ai lu…
Et ce qui est important pour moi, ce sont les gens, la lumière, les cadrages… Je n’ai jamais été influencée par les autres photographes, mais par les réalisateurs de cinéma, par exemple Tarkovski pour la Sibérie polaire.
Si vous deviez associer un mot ou une image à la Seine aujourd’hui, lequel choisiriez-vous ?
Ce qui me marque quand je suis au Quai de la Photo, ce sont toutes les péniches qui passent. Je pensais qu’il y en avait de moins en moins, alors que chaque fois que je m’assois, que je regarde, j’en vois toujours beaucoup. Cela me fait penser au film L’Atalante de Jean Vigo.
© crédit photo : Marion Briffod
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L’exposition « Un autre Mali dans un autre monde » est à découvrir à Quai de la Photo jusqu’au 1er juin 2025.

